J'ai pas vu passer le temps, le vent, les grandes marées, je suis pas vieux pourtant, je suis fatigué, j'ai pas vu passer le plaisir mais j'en garde des marques qui font souffrir c'est pas des trucs qu'on emprisonne, c'est juste là ça résonne, j'ai pas vu passer le temps, le vent, les grandes marées, ils ont bien du gueuler les cormorans mais j'avais le dos tourné . Sur toute une vie dont il n'est rien resté qu'un tatouage obsolète sur ma peau délavée. Et je regarde les néons qui font les cons là-bas sur le périph', c'est tout rouge , tout bleu je ferme les yeux j'ai jamais vu du noir si beau. Quand je descendrai d'ici plus rien ne sera jamais pareil, une nouvelle peau sortie de la plaie , je me sens bien , je reviens, j'ai touché le fond , lâché du lest , les morues, les cafards et tout le reste. Je me sens bien. Marcher dans les rues à pleins poumons, l'odeur des femmes, de leurs girons, je me sens bien, je reviens. Mais ce n'est plus la même terre , mais il y a un ciel aussi et celui-là il est à moi. J'aurais jamais dû te laisser ma ville. Je me sens bien . Je reviens.
Oooh ! ça valait le coup d'attendre. Elle est belle ton impression bicolore. Et ça sent l'espoir, le renouveau et l'optimisme tout ça. Cela me fait plaisir ! Des bises
RépondreSupprimerdes bises, Sophie
SupprimerYou're back.. :)
RépondreSupprimerYou too, Karen !
SupprimerGood to have you back on track.. with marvellous stamps!
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